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Garage à images : art-thérapie pour jeunes à risque

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  • Soumise par :

    Claire Fortin

    Organisation:

    Centre de pédiatrie sociale Haute-Gaspésie

    Endroit:

    Cap-Chat

  • Idée créée le:

    le 25 septembre, 2012

    Budget:

    Petit budget (Jusqu'à 50 000 $)

    Population:

    Entre 100 et 1000

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Aperçu:

Un garage à images : l’art-thérapie au secours de jeunes à risque!
Les enfants fragilisés dans leur petite enfance se dirigent vers les échecs scolaires, la mésadaptation à la société, la délinquance, les dépendances aux drogues et à l’alcool et deviennent des cas lourds pour le système de santé.
Des statistiques troublantes
La MRC de la Haute-Gaspésie est toujours en tête du palmarès des MRC les plus pauvres au Québec, selon le portrait de l'évolution du marché du travail en 2008-2009, publié par l'Institut de la statistique du Québec (ISQ). La Haute-Gaspésie se retrouve en 2e position avec un revenu moyen de 31 348 $.
 Selon l’Agence de santé et de services sociaux Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine, dans son étude sur l’état de santé et de bien-être de la population de La Haute-Gaspésie : 42,8 % des 25 ans et +, en 2006, sont sans diplôme d’études secondaires contre 22,9% dans l’ensemble du Québec.
Dans cette même étude, on expose les problèmes de développement et d’adaptation sociale :
- Taux de sorties du secondaire sans diplôme ni qualification élèves de la CS des Chic-Chocs (2008-2009) 16,7%.
- Taux de maternité chez les jeunes filles de 15 à 19 ans (2004-2008) 25,3 naissances sur 1000.
- En 2009-2010, 89 jeunes de 17 ans et moins de La Haute-Gaspésie ont été pris en charge par les services sociaux en raison de la maltraitance dont ils étaient victimes. Ce nombre correspond à un taux de 47,8 pour 1 000, près du triple de celui du Québec.
Un grand nombre d’enfants qui entrent à l’école accusent déjà des retards de développement. 25 % des élèves qui entrent au secondaire ont un retard scolaire. Deux fois plus d’enfants sont pris en charge par la DPJ (direction de la protection de la jeunesse) en Haute-Gaspésie que dans l’ensemble du Québec.
L’idée d’implanter un centre de pédiatrie sociale en Haute-Gaspésie n’est pas étrangère aux statistiques alarmantes qui touchent la région. Lorsqu’on considère que les enfants les plus à risque de vivre des problèmes de développement sont issus de milieux défavorisés, on comprend la volonté de Claire Fortin de vouloir des CPSC (centre de pédiatrie sur le territoire de la Haute-Gaspésie.
La mission du Centre de pédiatrie sociale Haute-Gaspésie est de soutenir les enfants fragilisés de zéro à quatorze ans de la région et d’accompagner leurs parents dans un délai plus rapide que les services institutionnels du milieu, car 30% ne les fréquentent pas, selon le MSSS (Ministère de la Santé et des Services sociaux). Il s’agit aussi de permettre à l’équipe clinique de faire une évaluation et d’orienter dans un suivi rapide les enfants et leurs familles vers des spécialistes (éducation/santé) extérieurs à notre région éloignée où il y a une énorme pénurie et ainsi, réduire le retard des enfants à plusieurs niveaux : développemental, psychologique et social.
Le Centre, qui dispose d'un premier point de services dans un local de l'école L'Escabelle de Cap-Chat, a ouvert ses portes le 9 janvier dernier. Deux autres points de services sont en projet à Sainte-Anne-des-Monts et à Gros-Morne. C’est le 12e du genre au Québec. Tout en étant le plus éloigné de la Fondation du Dr Julien, située à Montréal, il est le premier du genre en Gaspésie. 
LE GARAGE À IMAGES ET L’ART THÉRAPIE
En fondant le Centre de pédiatrie sociale, déjà l’idée de supporter le développement des enfants par l’art-thérapie était sur la table de travail; cela faisait partie du deuxième volet du but original de l’organisme. L’idée d’un GARAGE À IMAGES est venue du Garage à musique, lié aux actions du Dr Julien, dans le quartier Hochelaga-Maisonneuve, à Montréal.  Les enfants ciblés sont les 3 à 5 ans susceptibles de bénéficier de cette nouvelle approche thérapeutique. Nous voulons dépister dès 2012 des cas d’enfants nécessitant de l’aide thérapeutique en art-thérapie et dépister des troubles de langage et d’apprentissage de la lecture (activité orthopédagogique) par des activités sur la conscience phonologique dans les CPE de la région 
Voici aussi une définition plus académique de l’art-thérapie, mais qui reflète la réalité des objectifs ciblés en pédiatrie sociale : l’art-thérapie est une forme de psychothérapie qui utilise la création artistique (dessin, peinture, collage, sculpture, etc.) pour prendre contact avec sa vie intérieure, l'exprimer et se transformer. Sans se préoccuper de la qualité ou de l'apparence de l'œuvre finale, la démarche thérapeutique consiste à laisser progressivement surgir ses images intérieures, qui peuvent être autant le reflet d'expériences du passé que de rêves auxquels on aspire. Le geste créateur fait appel au corps qui se met en mouvement pour créer une œuvre concrète. Dans le même élan, il sollicite l'imagination, l'intuition, la pensée et les émotions. Les images ou les formes ainsi créées, en plus de dévoiler certains aspects de soi, peuvent générer une vision et des comportements nouveaux qui contribueront à des guérisons physiques, émotives ou spirituelles.  
Nous avons besoin d’un lieu, de meubles, d’équipement et de matériel de base pour démarrer. C’est un enjeu majeur pour mener à bien les objectifs du Centre de pédiatrie sociale Haute-Gaspésie. Merci de nous soutenir! 
À propos du Dr Julien : Enfance vulnérable - Un urgent plaidoyer pour les enfants, par Gilles Julien, Le Devoir.


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